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Rapport ESG Colliers

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Clarifier les normes pour faire progresser le thème de la durabilité dans le secteur immobilier

 

Sur la région EMEA, Colliers estime qu'environ 7 000 milliards d'euros pourraient être nécessaires pour moderniser les bâtiments afin de se conformer aux nouvelles exigences ESG (Environnementaux Sociaux et de Gouvernance).

Dans son rapport ESG, Colliers souligne que la mobilisation pour faire progresser la durabilité en immobilier au niveau mondial crée une incertitude considérable sur le marché de l'investissement. Cette étude intitulée "ESG : A Tipping Point", souligne l'urgence pour les décideurs politiques de s'entendre sur des objectifs pragmatiques et réalisables qui soutiendront la création de normes et de repères techniques clairs et cohérents permettant la réaffectation des capitaux et des compétences, alors que les investisseurs accélèrent la prise en compte des nouvelles réalités ESG dans leurs décisions. Consultez notre rapport "ESG : A Tipping Point" >

L’étude pointe le fait qu'aucun ensemble de normes ne s'est imposé comme la référence mondiale retenue pour évaluer la performance ESG, ce qui rend très difficile pour les investisseurs immobiliers de prévoir les exigences et les responsabilités futures. « Le défi actuel consiste à comprendre ce qu'il faut faire exactement pour calibrer les portefeuilles immobiliers en fonction des exigences à venir, notamment en matière de décarbonisation », a déclaré Luke Dawson, directeur général de Cross Border Capital Markets, EMEA, chez Colliers.

Le coût de la mise à niveau des bâtiments existants pour se conformer aux exigences ESG - estimé à près de 7 000 milliards d’euros – est une source particulière d’inquiétude pour les investisseurs immobiliers.

« Ce coût de cette mise à niveau doit être évidemment réparti sur les 25 prochaines années si nous voulons atteindre l'objectif "net zéro" mais, pour replacer ce chiffre dans son contexte, il équivaut au volume annuel ordinaire des investissements immobiliers en Europe - environ 300 milliards d'euros. Reste à voir qui supportera ce coût ou comment ce coût exorbitant pourrait être partagés entre les investisseurs, les propriétaires d’actifs immobiliers, les gouvernements ou la société dans son ensemble », note Damian Harrington, Head of Research EMEA et Head of Capital Markets Research Monde de Colliers. « A ce stade, une seule certitude, cette transition vers le respect des normes ESG créera un large éventail d'obligations et de nouvelles opportunités d'investissement en rendant effectivement impérative la mise à niveau des actifs immobiliers dans le monde entier ».

Alors que la réglementation européenne sur la divulgation des informations financières durables (SFDR) a été promulguée cette année et a directement impacté le monde de l'investissement, l’étude de Colliers note que les règlements émergents, tels que la directive de l'Union Européenne (UE) sur les rapports des entreprises quant à la durabilité (CSRD), sont sur le point d'apporter à la fois plus de clarté sur le sujet mais aussi de créer de nouveaux défis. La CSRD devrait entrer en vigueur en 2023 et concerner les entreprises les plus grandes en taille, mais presque toutes les sociétés d'immobiliers d’entreprises devront s'y conformer.

Selon ces nouvelles normes, les propriétaires d’immeubles devront comprendre ce que font leurs locataires dans les espaces loués - ce qui, selon le rapport de Colliers, pourrait s'avérer particulièrement difficile pour les bâtiments de grande taille abritant des processus industriels confidentiels ou des dépôts de données. « Éduquer les instances dirigeantes des entreprises sur ces nouvelles responsabilités découlant de ces réglementations sera une partie essentielle de cette transition » , a déclaré Andy Hay, directeur général, Property Management EMEA chez Colliers. « L'expertise ESG sera également de plus en plus recherchée, les entreprises étant de plus en plus nombreuses à embaucher des spécialistes ou à rechercher des partenariats qui renforcent leurs capacités dans ce domaine ».

Le rapport souligne qu’une série d'ajustements sera nécessaire à mesure que les règles de communication et le cadre des reportings seront formalisés au cours des deux prochaines années, entraînant un potentiel ralentissement de l'activité transactionnelle, les investisseurs prenant le temps de s’approprier ces nouvelles normes. Au cours de cette période, le "G" sera l'élément le plus important de cette démarche ESG, car la gouvernance d'entreprise devra s'adapter en termes de culture, de politique, de systèmes, de risque et de contrôle.

« Bien que tous les détails de l'impact des nouvelles normes sur les actifs immobiliers spécifiques ne soient pas encore tous connus et bien définis, l'ampleur des changements nécessaires signifie qu'une approche attentiste n’est pas envisageable », ajoute Andy. « Il est important que les investisseurs commencent à agir dès maintenant, en améliorant leur compréhension du rôle potentiel de l'ESG dans leurs portefeuilles et en s'assurant des compétences internes et des partenariats nécessaires ».

Selon l’étude de Colliers, les principales priorités pour les investisseurs devraient être les suivantes :

  • S'engager en faveur de l'ESG dans tous les organes de décision de l’entreprise et lui accorder une place permanente à l'ordre du jour, en s'appuyant sur la formation de l'ensemble du personnel.
  • Evaluer la capacité de leur organisation à faire face aux nouveaux défis réglementaires tout au long de la chaîne de valeur immobilière
  • Évaluer la capacité des systèmes d’information à saisir et à traiter les données ESG plus détaillées qui seront probablement exigées par les nouvelles normes.
  • Renforcer les capacités d'évaluation des risques liés aux facteurs ESG et les audits de contrôle.

 

Consultez notre rapport "ESG : A Tipping Point" >

 


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